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>> | Je veux que ça me corresponde | Je veux que ce soit exhaustif | Je veux que ce soit évident | Je veux que ce soit complexe | Ce qui est complexe est évident | Le chaos n’est pas ambigu | C’est un état de l’ordre que je considère comme sa finalité organique | Toute organisation n’est intelligible qu’en surface, en apparence | La mécanique de l’univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, dévoile une complexité corollaire de la connaissance que j’en ai | L’espace que je perçois comme ordonné en apparence, la réalité que j’éprouve empiriquement comme stable et connue est en fait le théâtre d’actions et de mécanismes étranges | Cette complexité m'échappe | La science et les techniques me permettent d’avoir une conscience mythologique de l’infiniment petit et de l’infiniment grand mais je n’éprouve pas ces mystères | Je n’éprouve pas le vide entre et dans les atomes de ma chair et je ne les intuitionne même pas | Je ne sais que spéculer sur l’influence macroscopique de la masse des trous noirs sur le temps et l’univers | Je veux pouvoir révéler le mythe, sans le briser, l’exposer | Quand je décompose la musique en morceaux que j’entasse et redistribue tels quels et qu’il subsiste une once d’esprit de l’œuvre originale ou qu'apparaît un semblant d’harmonie, j’expérimente la part d’ordre primordial de l’univers | Quand j’expose arbitrairement sous forme de nébuleuse tentaculaire les échanges électroniques entre les personnes, je décris la nature entropique de l’information | Je la révèle | Ca n’a pas de sens et pourtant ça a un ordre complexe, informe et hiérarchiquement paradoxal | Comme mes dessins qui décrivent des espaces intimes et improbables qui n’ont de sens que si on veut bien leur en donner | C’est une volonté qui s’exprime dans ce constat | Une quête sociale | Un besoin de domestiquer | Quand je démonte une réalité et que je l’étale et la développe ou la compresse à outrance, je lui donne une densité différente | Elle a un poids, une nature, une consistance unique qui échappe aux codes de la perception | L’être social que je suis veut donner du sens à ce chaos | L’auteur veut explorer la sensation induite par ce renversement des valeurs : La dimension érotique du monde | Une chose structure tout autant le réel par sa présence que par son absence | Les relations de causalités ne sont pas linéaires | La cause et l’effet ne sont que des perspectives de constat : Un point de vue sur le monde | La relation n’existe que parce qu’elle est envisagée | Que se passe-t-il si je change de perspective et que je transforme les échelles, pour voir les choses dans une autre lumière et exposer le bruit qui fait la musique ? |